Métiss’age Festival – historique

Depuis 1994, date de création du premier festival, Métiss’age a rassemblé plus de 2000 artistes et 40000 spectateurs.
De ce “fatras créatif” naissent des expériences uniques. Le public n’y est pas ménagé, de la techno à l’opéra, de la peinture à la danse oriental, il est amené à faire preuve d’adaptabilité et d’ouverture.
Des expositions (peintures, sculptures, photos…), des projections (courts-métrages et reportages…), des concerts (rock, opéra, classique, pop, musique du monde…), du spectacle vivant : danse, théâtre… En présence d’artistes de tous les horizons, venant de différents pays.
Le but de Métiss’age : créer la rencontre et favoriser l’échange.
Une oeuvre monumentale est réalisée pour amener le public à être acteur de l’évènement.


En 2000, le festival avait pour thématique “L’Amour” à La Maroquinerie dans le 20ème.
Et en 2002, sous la direction d’une équipe d’artistes (Cédéric Cavalier et Alexis Fraikin), le public était invité à participer à la création d’une immense fresque sur la chaussée au sol autour du thème fédérateur “Peace”, le long du Canal Saint-Martin…

Métiss’age est dédié à la mémoire de Jonathan Lawrence Foli Coe

Olivier Casse,

Olivier Casse, “Three faces of one”
Portrait de Jonathan L.F. Coe, 1994

Le 6 août 1992, Jonathan Lawrence Foli Coe s’est donné la mort à l’aube de ses 21 ans. A l’âge où l’on est, normalement, le plus vivant, il a choisi de partir pour le pays de l’envers du décor parce que le sien ne lui convenait plus. A l’instar de Jonathan, de nombreux jeunes éprouvent les mêmes difficultés à trouver leur véritable place dans un monde individualiste et standardisé. C’est dans cette perspective que nous souhaitons, modestement, redonner le temps d’une fête, de l’espace et de la force à la créativité, à l’imaginaire et à la folie.

Pour ne plus jamais oublier Jonathan et tous ceux qui comme lui ont, un jour, senti leur vie inutile à en mourir ;
pour tous ceux qui pensent que faire du rêve avec du vent n’est pas l’apanage d’une classe de marginaux prétentieux ;
pour dire oui, à la solidarité, à la gratuité de l’effort et non, à l’intolérance et à l’exclusion ;
pour susciter et ne jamais dicter ;
pour ouvrir les yeux sur notre terre et sur ceux qui nous entourent ;
pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, nous avons choisi d’élaborer un projet créatif et différent : Métiss’age Festival.